Calculateur ROI du minage crypto
Pour la plupart des mineurs, la vraie question décisive n’est pas « combien de coins vais-je obtenir aujourd’hui ? », mais « combien cette machine va-t-elle me coûter à faire tourner ? » Si tes gains ne couvrent pas ta facture d’électricité avec ta puissance réelle à la prise et ton prix réel en €/kWh ou $/kWh, alors l’installation est structurellement non rentable — que tu mines avec un CPU, un GPU ou un ASIC. Ce calculateur de ROI du minage crypto est conçu pour ce test de réalité. Il estime la consommation d’énergie quotidienne et mensuelle, convertit cela en coût d’électricité, et montre le revenu minimum par jour nécessaire pour simplement atteindre le seuil de rentabilité sur l’électricité. Si tu colles aussi un rendement attendu (coins/jour) et que tu saisis un prix du coin, le calculateur élargit l’analyse en ajoutant revenus, profit et (optionnellement) un temps de retour sur investissement simple. En quelques entrées, tu obtiens une vue concrète de la probabilité que ton rig gagne, s’équilibre, ou transforme surtout l’électricité en chaleur.
Mining profitability calculator (simple)
Pick a machine preset and electricity price. If you also enter expected daily mined amount and coin price, you’ll get revenue, profit, break-even thresholds, and payback time. Updates instantly as you type.
Inputs
Results
Pourquoi « coins par jour » ne suffit pas
Il est tentant d’imaginer le minage comme un distributeur : on allume, des coins sortent, on vend, profit. En pratique, la rentabilité change sans cesse, car les éléments les plus volatils ne sont généralement pas ton matériel, mais le réseau et le marché autour :
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la difficulté du réseau et le hashrate total évoluent,
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les récompenses de bloc et les calendriers d’émission changent,
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les frais de pool et les schémas de paiement diffèrent,
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les prix des coins peuvent monter ou chuter brutalement.
C’est pourquoi une décision raisonnable commence par l’entrée la plus « ancrée » : le coût de l’électricité et le point de break-even énergétique. Si le calcul de la conso est déjà mauvais, tout le reste devient un pari. Le calculateur est donc conçu pour prioriser cette base, puis seulement ensuite ajouter profit et ROI quand tu fournis un rendement et un prix.
Ce que le calculateur estime en un coup d’œil
Considère la sortie comme trois niveaux de détail :
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Énergie et coût : combien de kWh tu consommes, et combien cela coûte par jour et par mois.
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Seuils de rentabilité : le revenu minimum par jour nécessaire pour ne pas payer l’électricité de ta poche (en fiat), et éventuellement le rendement break-even en coins/jour.
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Profit et amortissement : revenus et profit une fois rendement et prix saisis, plus un temps de retour simple si le coût matériel est renseigné.
Cette structure est intentionnelle : même si tu ne connais pas encore ton rendement, tu peux répondre à la question la plus importante — « combien ça coûte de faire tourner ce truc ? »
Comment fonctionne le calculateur
Coût de l’électricité et seuil de rentabilité
Commence par choisir un profil machine (PC bureautique, PC gamer, mining rig, ASIC, ou valeur personnalisée). Chaque profil suppose une puissance typique en charge (watts). Ensuite, tu saisis :
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le prix de l’électricité (€/kWh ou $/kWh),
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l’uptime (%) pour refléter un minage à temps partiel vs 24/7.
Le calcul de base est simple :
kWh/jour = (W / 1000) × 24 × uptime
Puis le coût quotidien :
coût élec/jour = kWh/jour × prix par kWh
Ton break-even en fiat est essentiellement ce même chiffre : c’est le revenu minimum par jour requis juste pour payer l’électricité.
Revenu, profit et ROI simplifié
Si tu saisis aussi :
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un rendement attendu en coins/jour (ex. 0,01 ETC/jour), et
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un prix du coin dans la devise fiat choisie,
le calculateur calcule :
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revenu/jour = coins/jour × prix/coin
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profit/jour = revenu/jour − coût élec/jour
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profit/30 jours = profit/jour × 30 (approximation pratique)
Si tu entres en plus un coût matériel, il peut estimer un temps de retour simple :
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ROI (jours) = coût matériel / profit/jour (uniquement si le profit est positif)
Ce modèle est volontairement simplifié. Il n’intègre pas automatiquement la dépréciation, le surcoût de refroidissement, la maintenance, la fiscalité, ni la hausse de difficulté à long terme. Le compromis est la rapidité et la clarté — parfait pour repérer les setups qui ne tiennent pas la route avant même d’entrer dans les détails.
Ce que signifie « rendement attendu » et où le trouver
Ici, le rendement attendu correspond à une estimation de gains en coins par jour. Les sources courantes :
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tableaux de bord des pools (souvent « estimated earnings » en coins/jour ou fiat/jour),
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calculateurs de rentabilité (coins/jour estimés à partir du hashrate, de la puissance, des frais et de la difficulté).
Pour simplifier la vie des utilisateurs qui ne connaissent pas leur hashrate, le flux le plus simple est :
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choisir un profil machine et renseigner le prix de l’électricité
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choisir le coin visé
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copier la valeur « coins/jour estimés » depuis le pool (ou un calculateur)
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entrer le prix actuel du coin
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lire revenus, profit et amortissement
Et si quelqu’un ne trouve pas de rendement du tout, la vue de base reste utile : elle montre combien tu vas à coup sûr dépenser en électricité et quel revenu/jour il faudrait pour seulement équilibrer.
Deux façons de définir le break-even
Le calculateur propose deux perspectives.
Break-even en fiat
Universel et sans choix de coin. Il répond :
« Combien d’argent par jour ce setup doit-il générer pour arrêter de perdre sur l’électricité ? »
Pour un simple sanity check, c’est souvent suffisant.
Break-even en coins
Si le prix du coin est connu, tu peux convertir le coût électrique en rendement nécessaire :
break-even en coins = coût élec/jour ÷ prix/coin
Très efficace comme filtre : si une estimation de pool est régulièrement en dessous de ce seuil, le setup n’est pas rentable comme activité au prix et aux conditions actuels.
Pourquoi l’électricité est souvent le coût dominant
L’électricité est souvent le coût le plus dur car elle est :
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continue (tu payes chaque heure),
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immédiate (la facture arrive même si la rentabilité s’effondre),
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quasi linéaire (à peu près deux fois plus de watts = deux fois plus de coût).
D’où l’image fréquente : miner, c’est faire tourner un radiateur électrique qui produit aussi des coins. L’argument du « chauffage gratuit » peut être partiellement vrai — mais seulement si le minage remplace vraiment un chauffage que tu aurais payé, et pas si tu mines en été tout en payant la climatisation.
Pièges d’estimation de puissance et meilleures mesures
Les valeurs de puissance pré-réglées sont pratiques, mais la consommation réelle varie beaucoup.
Pourquoi la puissance réelle diffère
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undervolt/underclock : souvent -10 à -30 % de conso sur GPU avec une perte de perf modérée,
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rendement du PSU : impacte la puissance à la prise que tu payes,
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overhead système : carte mère, CPU, RAM, ventilateurs, risers, disques,
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refroidissement : nombre de ventilateurs, RPM, pompes,
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ASIC : les modèles varient énormément en watts.
Bonne pratique
Si la précision compte, mesure la puissance totale à la prise avec un wattmètre. C’est plus fiable que la « board power » logicielle et ça inclut tout ce que tu payes.
Uptime et minage à temps partiel
Tout le monde ne mine pas 24/7. Beaucoup minent :
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la nuit (surtout avec tarifs heures creuses),
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le week-end,
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uniquement quand le PC tourne déjà.
L’uptime compte car coût et revenus scalent grossièrement avec le temps de fonctionnement. Une uptime plus faible réduit les coûts, mais réduit aussi les gains — et prolonge généralement le retour sur investissement.
Si tes tarifs varient entre jour et nuit, tu peux :
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faire deux calculs rapides (tarif jour vs nuit), ou
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entrer un prix moyen pondéré correspondant mieux à ta facture.
Revenu vs profit et pourquoi le brut trompe
Le revenu n’est pas le profit. Le profit est ce qui reste après coûts.
Le calculateur inclut le coût incontournable : l’électricité. En pratique, s’ajoutent souvent :
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frais de pool (souvent ~1–2 %),
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frais d’exchange à la conversion,
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frais de retrait,
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downtime (crash, reboot, soucis réseau/pool),
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maintenance (poussière, ventilateurs, pâte thermique),
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dépréciation et baisse de valeur à la revente,
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surcoût de refroidissement (clim),
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taxes selon la juridiction.
Ainsi, les résultats « légèrement positifs » sont fragiles : un petit overhead peut les rendre négatifs. Il faut être sceptique avec les marges minces.
ROI et pourquoi les retours longs sont risqués
Le ROI simple (coût matériel ÷ profit/jour) est utile, mais facile à mal interpréter :
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non garanti : difficulty ↑, rendement ↓, prix ↓,
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ignore la dépréciation,
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ignore la friction opérationnelle (downtime, maintenance),
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ignore le coût d’opportunité (acheter le coin peut parfois mieux performer).
Règle pratique : plus l’amortissement est long, plus il y a de variables susceptibles de changer avant d’y arriver.
Choix du coin et « minable » en pratique
Un coin est « minable » au sens classique s’il repose sur du Proof of Work (PoW) ou des mécanismes similaires, où les mineurs mettent en compétition de la puissance de calcul pour produire des blocs et recevoir des récompenses (plus des frais).
Pour évaluer un coin, surtout en débutant, surveille :
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le matériel dominant (CPU/GPU/ASIC),
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la vitesse de croissance de la difficulté/hashrate,
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la disponibilité des pools,
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la liquidité (facilité de vente),
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la volatilité (amplitude des variations de prix).
Dans un calculateur « easy mode », une liste de coins fonctionne mieux par catégories (CPU-friendly, GPU-friendly, ASIC-dominés). Le rendement le plus réaliste vient tout de même d’un pool ou d’un outil spécialisé.
Pools, variance et fluctuations des gains
Les gains ne forment pas une ligne droite :
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les blocs arrivent par à-coups,
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les schémas de paiement diffèrent (PPS, PPLNS, etc.),
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la « chance » du pool fluctue.
C’est pourquoi coins/jour peut bouger fortement sur de courtes fenêtres, et se stabilise mieux sur des moyennes hebdo ou mensuelles. Pour des entrées robustes, utilise un rendement moyen 7 jours (ou teste une « bonne semaine » et une « mauvaise semaine »).
Difficulty et dynamique du hashrate
La difficulté et le hashrate réseau reflètent la concurrence. Si plus de mineurs (ou plus puissants) arrivent, ta part des récompenses diminue même si ta machine ne change pas.
C’est la boucle classique : quand un coin devient plus rentable, les mineurs affluent, le hashrate monte, et coins/jour baisse souvent. Planifier un ROI sur le rendement d’aujourd’hui en supposant qu’il reste constant sur des mois est risqué.
Stratégie de prix : profit immédiat ou spéculation
Deux styles courants :
Vendre immédiatement
Conversion régulière en fiat. Les résultats suivent davantage l’économie actuelle du minage et dépendent moins des scénarios de prix futurs.
Conserver (hodl)
Tu conserves les coins en espérant une hausse. Cela mélange économie du minage et spéculation : tu peux être non rentable aujourd’hui sur l’électricité, mais rentable plus tard si le prix monte suffisamment.
Le calculateur supporte les deux : utilise le prix du jour pour la rentabilité actuelle, ou teste un prix cible pour voir à quel niveau le setup devient attractif.
Catégories de matériel dans le monde réel
Minage CPU
Souvent peu efficace et peu rémunérateur. Ça peut avoir du sens si la machine doit de toute façon tourner (serveur/NAS/PC bureau) et que la conso additionnelle est faible.
Minage GPU
Le classique à domicile. La rentabilité dépend fortement du tuning (undervolt, clocks, courbe ventilateurs). Les GPU sont flexibles (changer de coin/algorithme), mais chaleur, bruit et encombrement sont réels.
Minage ASIC
Efficace sur un algorithme précis, mais souvent bruyant et gourmand. Très bon avec électricité bon marché et un modèle compétitif, moins flexible, et peut devenir obsolète rapidement quand la concurrence évolue.
Les profils pré-réglés aident à comprendre les ordres de grandeur : un PC gamer ~450 W et un ASIC ~3000 W n’ont pas du tout la même réalité de coût électrique.
Refroidissement, bruit et autres coûts cachés
Le minage n’est pas qu’un tableau Excel : c’est un projet physique. Beaucoup le réalisent quand :
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la température de la pièce augmente,
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les ventilateurs tournent en permanence,
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la poussière s’accumule,
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la distribution électrique et la sécurité des câbles deviennent sérieuses.
Coûts cachés possibles :
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ventilateurs supplémentaires et upgrades airflow,
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clim plus utilisée en été,
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atténuation du bruit (qui peut nuire au refroidissement),
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temps passé sur stabilité et maintenance.
Comme le calculateur ne les inclut pas, considère les profits minces avec prudence.
Taxes et aspects légaux
La fiscalité varie énormément selon le pays et dépend parfois :
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si le minage est un revenu,
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si les gains de trading sont taxables,
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quand les gains sont considérés comme réalisés (vente/retrait/conversion fiat).
Considère donc le « profit » plutôt comme un profit avant impôts, sauf si tu connais précisément tes règles locales. À échelle significative, un avis pro peut éviter des erreurs coûteuses.
Guide d’utilisation pas à pas
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Choisis la machine
Preset pour aller vite. Pour plus de précision : mesure la puissance à la prise et saisis une valeur custom. -
Entre le prix de l’électricité
Utilise un €/kWh ou $/kWh proche de ta facture (coût tout compris). -
Règle l’uptime
Le temps partiel change immédiatement coûts et revenus. -
Vérifie le break-even en fiat
C’est le revenu minimum/jour pour ne pas perdre sur l’électricité. -
Trouve le rendement (coins/jour)
Copie la valeur estimée du pool ou d’un calculateur. Idéalement une moyenne 7 jours. -
Entre le prix du coin
Prix actuel ou prix test si tu évalues une stratégie de conservation. -
Interprète profit et ROI prudemment
Soustrais mentalement les overheads et considère le risque, surtout si l’amortissement est long.
Erreurs courantes à éviter
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sous-estimer la puissance (mesure à la prise si possible),
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sous-estimer le prix réel de l’électricité,
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décider sur une seule journée (variance),
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supposer un ROI long comme stable (difficulty/prix changent),
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ignorer chaleur et bruit (surtout en été),
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compter sur « je vendrai plus cher plus tard » comme une certitude.
Tests de sensibilité simples
Si tu hésites, ne fais pas confiance à une seule configuration. À la place :
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teste un rendement « mauvaise semaine » vs « bonne semaine »,
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teste le prix actuel vs un prix pessimiste.
Si le setup bascule facilement en négatif, il est fragile. S’il reste nettement rentable dans plusieurs scénarios, il est plus robuste.
Quand le minage peut avoir du sens et quand il ne l’a généralement pas
Le minage a plus de chances d’être pertinent si l’électricité est bon marché, le matériel est efficace, tu peux optimiser (undervolt GPU), le rendement reste confortablement au-dessus du break-even, et le temps de retour n’est pas extrême.
Il est plus souvent une mauvaise affaire si l’électricité est chère, si un PC généraliste vise des coins dominés par ASIC, si la marge est minuscule, ou si les contraintes de chaleur/bruit imposent une faible uptime.
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